Les Olivades

Lettre aux Amapien(ne)s des Olivades

Printemps/été 2008

23ème distribution (1er, 3 et 5 septembre)

Intentions de renouvellement de votre engagement

Si vous arrivez de vacances, pensez à remplir la feuille « Intention de renouvellement » (à côté de la table d'accueil) même si vous ne renouvelez pas. Vous avez jusqu'au 12 septembre pour cela. Nous avons besoin de connaître le nombre d'amapiens qui renouvellent et savoir de combien de places nous disposons pour prévenir les personnes sur la liste d'attente, les inviter à venir s'inscrire et participer au pique nique qui aura lieu le dimanche 28 septembre.

Voici les dates de votre dernier panier et de la 1ère distribution de la nouvelle saison.

Les INSCRIPTIONS

Elles commencent dès la première semaine de septembre et se terminent le 26 septembre.

Les contrats sont à votre disposition à la distribution ou sur internet. Vous pouvez le remplir et préparer le règlement. Vous savez qu'il vaut mieux être 2 pour prendre les inscriptions ; si vous avez quelque disponibilité, vous pouvez aider à la prise des inscriptions avec le coordinateur responsable qui vous guidera dans cette tâche. Pour cela vous pouvez vous noter sur le planning des inscriptions sur place, en fonction de votre disponibilité et des besoins.

Notez bien le PIQUE-NIQUE

Le PIQUE NIQUE de la nouvelle saison a lieu Le DIMANCHE 28 SEPTEMBRE aux Olivades à 11h

Les Tomates pour la sauce ......et une recette d'aubergine

Si vous êtes intéressés par la sauce tomate ou coulis ou des tomates séchées il y en a encore.

Nous distribuons une caisse d'environ 8 kg, par famille. Quand les amateurs de conserve sont servis, nous mettons ces tomates dans le panier tant qu'il y en a.

Cliquez ici pour la recette d'aubergines.

18ème et 19ème distribution (1er, 4 et 6 août)

Avis à tous : La distribution du vendredi 15 août aura lieu la veille, le jeudi 14 août, aux mêmes heures.

Distribution du 15 août avancée au 14 août

En cette période de vacances, vous êtes nombreux à ne pas être présents pour cette distribution qui tombe un férié. Si vous faites prendre votre panier par quelqu'un moins habitué que vous, pensez à le prévenir du changement de ce jour de distribution.

C'est une saison où, même si les humains partent en vacances, pour les productions , c'est toujours l'abondance donc il faut toujours quelqu'un et même une équipe de 7 personnes pour les ramasser régulièrement, c'est à dire un jour sur deux.

Les oublis de paniers

Nous observons un phénomène aussi en cette période estivale. Des paniers qui sont oubliés. Comme nous avons horreur des gaspillages, avec les coordinateurs de l'AMAP nous vous lançons un rappel déjà inscrit sur votre contrat.

« Le consomm'acteur s'engage à venir chercher son panier chaque semaine sur le lieu de distribution. La récolte étant achetée à l'avance, il est impossible de rembourser un panier non retiré. En cas d'impossibilité, il appartient au consomm'acteur de faire retirer son panier par un tiers. » (Extrait de votre contrat)

Si vous avez un empêchement ou que vous n'êtes pas là pensez à prévenir avant 19h. Avec cette chaleur les paniers préparés dehors s'abîment trop vite.

Si nous ne sommes pas prévenus de l'empêchement nous ne préparerons plus les paniers.

La Permanence

« Le titulaire: Je m'engage à tenir au moins une permanence à la distribution » (Extrait de votre contrat).

Il y a encore quelques semaines où personne n'est marqué à la permanence. Nous rappelons à ceux qui n'ont pas encore fait la permanence, que ce rôle fait partie de la bonne marche d'une distribution. De plus, à partir du 10 août, nous allons avoir besoin de personnes en plus du coordinateur présent à chaque distribution.

En effet comme à chaque saison il va falloir quelqu'un pour superviser la feuille des « intentions de renouvellement » et préparer les groupes qui s'occuperont des inscriptions pour la prochaine saison en septembre.

À part cela il fait très chaud.

Merci aux courageux qui profitent de leurs vacances pour donner un coup de main au ramassage.

Le tomatillo vert ou vert/violet

Pour ceux qui ne connaissent pas ce légume-fruit très consommé au Mexique, le tomatillos est un « physalis ixocarpa » ou « tomate verte du Mexique » ou tomatillos. Il appartient à la famille des Solanacées.

C'est un légumes fruit qui se cultive facilement dans nos régions méditerranéennes. Le tomatillos peut se manger cru mais je ne lui trouve pas assez de saveur (quand on le compare aux tomates!!!) Il est mur quand le calice qui l'entoure est sec. Levez-le pour le préparer.

Comment consommer le tomatillos :

En purée/condiment ou la salsa verde.

C'est la façon habituelle (sauce mole verde), de le consommer au Mexique. Cuire dans l'eau bouillante salée pendant 10minutes. Egoutter, réduire en purée et relever au piment. C'est un condiment présent sur toutes les tables au Mexique.

Cuits entiers à la vapeur de marjolaine

Cuire 4 minutes à la vapeur de marjolaine (ajuster la cuisson selon la taille, ils doivent rester un rien fermes, surveiller car trop cuits ils se transforment en compote). Servir avec de l’huile d’olive. On peut remplacer la marjolaine par le thym ou nature et assaisonné avec une sauce soja japonaise (Yamato par exemple).

En tarte

Faire revenir les tomatillos avec des courgettes, des oignons, du sel et légèrement relevés avec du tendori ou du piment, ajouter de l'oeuf-crème et tout ça sur un fond de tarte salée.

En ragoût

La recette du ragoût de bœuf aux tomatillos verdes.

Denise et André

16ème distribution (15, 17 et 18 juillet)

Abondance

Concernant les tomates, nous avons échelonné 3 plantations pour pouvoir étaler les productions et vous distribuer une quantité appréciable sur plusieurs mois.

En effet, il faut que vous sachiez qu'entre la première plantation et la 3ème, les semis ont été fait à 3 mois d'intervalles, ce qui est énorme, une saison de décalage pour, finalement être obligés de ramasser en même temps nos 3 rotations; Les nuits du printemps étaient fraîches, les plants étaient stoppés et, dès les premières chaleurs, les dernières ont rattraper les premières tomates plantées. Les 3 productions se sont chevauchées.

Si Daniel ou André étaient des novices on dirait que leur manque d'expérience a fait défaut sur le calendrier des productions. Mais non, le calcul était bon mais la nature reste toujours maître de la situation !

Conclusion, l'étalement des productions en été n'est pas évident, vous êtes condamnés à recevoir des surproductions.

Voici quelques recettes pour cuisiner l'abondance...

Cette semaine, prenez connaissance de la recette du ketchup des Olivades.

Denise.

14ème distribution (30 juin, 2 et 4 juillet)

C'est bientôt le moment de récolter les pommes de terre

De la part d'André, et toute l'équipe des Olivades, un grand merci à tout ceux qui depuis avril donne de temps en temps un petit coup de main au désherbage ou au ramassage.

Mais ce n'est pas fini !!! Nous devons récolter les pommes de terre et en même temps les mettre en caisses pour les stoker tout de suite.

Vu la chaleur et le soleil qui ferait verdir les pommes de terre, il est préférable de faire cela le matin. Donc, plus on est nombreux plus vite c'est fini.

3 matinées son prévues pour cela; vous pouvez venir :

Le mardi 8 juillet
Le jeudi 10 juillet
Le samedi 12 juillet
de 8h00 à 12h00 aux Olivades

Pensez à vous munir de gants et de chaussures pour une terre assez dure et pas plane.

Les tomates anciennes

Vu la quantité qui augmente vous avez constaté que dans chaque part ou sac de tomates vous avez des mûres et d'autres moins mûres pour que vous puissiez étaler votre consommation sur la semaine. Attendez que la tomate n'ait plus de couleur « vert pas mûr » eh oui avec les tomates qui restent toujours vertes, les green zébra ou les vertes de Tante Rubby il y a le « vert mâture » et le « vert pas mûr ». La fermeté vous renseigne aussi sur la maturité du fruit.

Vous avez aussi suffisamment pour manger crues et pour en cuisiner.

Voici la liste pour ceux qui ne connaissent pas encore les tomates anciennes. Par la couleur, vous reconnaîtrez :

Vous avez aussi les ondines, tomates modernes, de taille moyenne ronde, rouge et uniforme.

Pour mieux apprécier les tomates en général, et rendre ce fruit plus digeste, je recommande de toujours les consommer mûres et toujours enlever la peau de la tomate, simplement avec un bon couteau. Elle est fine et s'enlève assez facilement.

Les recettes

13ème distribution (23, 25 et 27 juin)

À la demande de votre comité

Devant l'aggravation de l'état du chemin d'accès aux Olivades, (côté Carrefour), l'état de trésorerie de l'association le permettant, le bureau et les coordinateurs de l'AMAP proposent de financer l'achat d'un camion de tout venant afin de combler les plus gros trous.

La Présidente, Paule Dassac (paule [ arobase_@_no_spam ] dassac.com)

Des nouvelles des autres AMAP

Nous pouvons dire que nous avons de la chance ici en Provence d'avoir pu finir nos plantations.

Ce n'est pas le cas dans de nombreuses régions où les pluies ont été fréquentes empêchant le travail de préparation des terrains et des plantations.

Nous connaissons beaucoup de producteurs en Savoie, en Aquitaine, en Pays de Loire, en région parisienne, en Midi Pyrénées , en Alsace et même dans notre arrière pays de Provence, qui accusent le coup moralement parce qu'il n'est pas évident de ne pas pouvoir remplir les paniers alors que le producteur s'engage à cela.

Heureusement il y a le soutien des consommateurs et en particulier d'un consommateur, oui, chaque année, il y en a toujours un ou une, qui arrive à s'exprimer pour le groupe et qui arrive à remonter le moral des producteurs.

De plus il redonne au groupe et à chaque amapien, le vrai sens de l'AMAP et de cette solidarité qui se manifeste tout au long des saisons par l'engagement financier à l'avance mais surtout, en cas de coup dur et de partage des aléas climatiques, comme c'est le cas, pour beaucoup, ce printemps 2008.

Vous savez que nous sommes en lien avec divers amapiens et producteurs de toute la France par le travail d'essaimage, d'accompagnement et de coordination de l'essaimage que nous faisons avec Daniel et CREAMAP france. Voici donc un témoignage de soutien qui nous est parvenu du réseau des AMAP de Midi Pyrénées.

Lettre de soutien d'un amapien aux producteurs

A tous, et en particulier aux producteurs et Amapiens.

Personne ne peut tenir rigueur aux producteurs des questions climatiques. Il s'agit de cas fortuits et l'intérêt même de l'appartenance à une AMAP n'est-il pas de contribuer au maintien d'une agriculture paysanne ?

Autrefois, et il n'y a pas si longtemps puisque je m'en souviens - c'est quoi, ces rires, là-bas ? Non je ne suis pas si vieux - nous connaissions des périodes parfois néfastes où les légumes et les fruits étaient assez chers.

A cette époque, le poste "alimentation" du budget des ménages était assez élevé. Beaucoup plus qu'il ne l'est aujourd'hui. On gaspillait moins et on dispersait moins ses ressources en produits de consommation qui sont loin d'être essentiels. En échange, nous ne tombions pas malades - allergies, asthme et autres menues misères pour ne pas évoquer plus grave - sauf dans les villes où le charbon et ses fumées ne faisaient pas grand bien aux poumons des jeunes et moins jeunes. Mais ces maladies du XXIe siècle liées à la malbouffe, obésité, allergies, résistances aux antibiotiques, n'existaient pas.

Oui, les paniers sont un peu maigres ces jours-ci, peut-être, mais tout compte fait ils ne sont pas plus chers que les produits de même qualité apparente que l'on trouve dans le commerce courant. En fait, on ne trouve pas de produits ayant la saveur de ceux que nous fournissent Alain et Véro. C'est mon avis et je l'exprime puisqu'on me l'a demandé.

Je suis conscient que nos producteurs qui aiment leur métier et font tout pour nous faire plaisir, nous permettre de faire découvrir à nos enfants, aux plus jeunes d'entre nous le goût du bon et du sain, ne se satisfont pas de la situation actuelle. Coincés dans la limite de la casse, ils ne peuvent pas planter, ils voient les légumes qui font la gueule et refusent de démarrer en attendant des jours meilleurs...

Raison de plus pour les soutenir (les producteurs et les légumes, bien sûr) et tenter de leur remonter le moral. Nous ne sommes pas les clients de commerçants mais bien les membres d'associations activistes. Pas au sens de la politique partisane, mais d'une politique au sens étymologique du terme, à savoir l'organisation de la cité.

A notre humble niveau, tout en nous nourrissant le corps, nous avons adopté une attitude volontariste. Nous ne faisons pas de bruit, nous nous retrouvons tous les vendredi au club de notre association sous les platanes, devant une boutique qui dans son domaine mène la même action.

Alors, comme nous nous regroupions sous les arbres, dans mon enfance, pour partager l'eau allongée de café et le quignon de pain avec le bout de saucisson et de formage lors de la pause de midi lorsque nous faisions les foins au rythme des vaches de trait, serrons nous les coudes autour de nos producteurs et pour les Platanes, autour d'Alain et Véronique. Ce n'est qu'une mauvaise passe et tant pis si nos paniers sont un peu légers en cette période, du moment que cette crise passagère - une saison au pire - ne les force pas à mettre la clé sous la porte.

Serrons nous les coudes, pour eux, pour nous et surtout pour que la production de légumes et de fruits ne devienne pas un jour ce que j'ai vu en matière de tomates en Hollande, sous des serres, sans terre et avec des liquides "nutritifs" qui ressemblaient plus des "poutingues de sorciers" qu'à ce qu'on doit attendre de l'agriculture. Autant dire que les tomates ainsi produites n'avaient de tomates que l'apparence extérieure. Sans goût, farineuses, elles ne pouvaient servir à rien. Nulles en salades, nulles en sauces, nulles mêmes farcies. Mais elles commençaient à trouver leur clientèle parmi les ignares de la gastronomie.

Au moment où notre monde semble enfin se rendre compte de certaines de ses dérives - sans forcément les prendre en compte - ne mollissons pas. Soutenons nos producteurs. S'il en était qui sentent la tentation de revenir à l'agro-industrie, qu'ils nous en parlent avant. Mais le système des AMAP qui nous laisse la surprise - partielle - du contenu du panier chaque vendredi permet aux producteurs de limiter leur dépendance vis-à-vis des banques, donc de moins souffrir de la météo. Et ceci parce que nous en souffrons tout un petit peu. Endurer à deux-cents familles + une famille de producteurs est moins lourd que de tout subir à une famille, seule, de producteurs.

Pardons d'avoir été un peu long, mais je tenais à vous dire que, comme marin de plaisance, je sais très bien que la météo ne se conjugue qu'au conditionnel et qu'elle ne s'exprime qu'à l'impératif ; et qu'un "coup de chien" est plus facile à étaler en équipage qu'en solitaire.

Amitiés à tous,

P-H B.

10ème distribution (4, 6 et 9 juin)

Des nouvelles du jardin

Cette semaine c'est le changement net de saison.

Les premières tomates des serres de la Monette sont là. Les plus précoces sont : la noire russe, la jaune Ananas et la coeur. Comme tous les ans, les premières tomates sont ramassées mûres pour certaines mais moins mûres pour d'autres, que vous aurez soins de laisser mûrir dans votre cuisine en 2 ou 3 jours en attendant d'en avoir plus, ce qui ne saurait tarder.

Les petits concombres sont là aussi, à la fois tendres et fermes. Pour les nouveaux amapiens, et pour ceux qui ont des problèmes pour digérer les concombres ou les poivrons, sachez que ces produits fraîchement ramassés sont très digestes, à condition que vous ne les oubliez pas dans votre réfrigérateur.

Entre deux voyage, pour l'essaimage des AMAP ou la défense de notre agriculture paysanne, Daniel vous a fait le compte rendu qui suit, de son beau voyage au japon.

Denise

Symposium de Kobé au Japon du 22 au 28 mai 2008

Invité à intervenir dans le cadre d'un symposium sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur la souveraineté alimentaire et les productions agricoles à Kobé du 23 au 25 Mai,je vous ferai part ici de mes observations sur ce que j'ai pu voir et ressentir plus qu'un compte rendu détaillé des multiples rencontres et visites que j'ai pu faire dans un temps pourtant très court.

Une généralité tout a fait étonnante: le Japon, 150 millions d'habitants, est le seul pays développé (2ème puissance économique mondiale) à avoir su garder ses paysans: 15 millions soit 10% de la population! ( 0,8 % en France!!!). En plus cette agriculture n'est pas du tout exportatrice mais essentiellement nourricière de proximité. Et même si aujourd'hui elle ne couvre que 40% des besoins de la population, elle est capable de la nourrir toute si cela était nécessaire.

Pourquoi ce constat? A mon avis plusieurs raisons:

Dés 1945, à cause de son insularité puis de son relief puis de sa densité de population, les autorités japonaises ont préservé les bonnes terres agricoles de toutes autres activités.

Dés les années 60, à cause de l'insécurité alimentaire les mères de famille ont crée les Teïkeï, véritable bouée de sauvetage des petites fermes.

Les japonnais sont très attachés à leur tradition culinaire, cuisine excessivement diversifiée qui utilise énormément de produits différents. C'est aussi un vrai régal.

Ils ont la culture de la perfection, de la précision et du raffinement, d'où une très grande exigence sur la qualité des produits qu'ils consomment sur la fraîcheur sur la proximité et les circuits courts.

Autre constatation, en dehors des Sumo (!) on ne voit pas d'obésité dans la rue, ce qui sous-entend une bonne nourriture, riche mais équilibrée car ils ont une puissance de travail fantastique.

Les teïkeï : d'abord, première observation, il en existe une très grande quantité encore aujourd'hui.

Mais ce mouvement n'est jamais arrivé à se fédérer ni s'organiser au niveau régional encore moins au national(tiens,tiens!), les acteurs du mouvement se disputant continuellement entre les puristes100% en Teïkeï, les bio et moins bio et les dérives, dont les grandes coopératives de consommateurs. Cela signifierait-il que ce mouvement est inorganisable? Pourtant l'ambiance dans chacun d'entre eux reste géniale d'après ses acteurs. Toujours est-il qu'il est très difficile de connaître leur nombre d'une façon précise.

Ce mouvement , maintenant ancien au Japon, est un peu ringard pour les jeunes qui recherchent des formes plus dynamiques pour la commercialisation de leur production. Mais quelle ne fut pas leur surprise lorsque je rendais hommage à leur initiative en leur montrant que leur concept contenait des principes universels qui se développaient ainsi dans tous les Pays, riches ou pas, au Nord comme au Sud; qu'il était l'expression d'un grand modernisme puisque porté par des jeunes. ( l'âge moyen dans nos AMAP est de 32 ans)

Cela a beaucoup ému les anciens, producteurs et consommateurs, créateurs du concept qui ignoraient que leur idée connaissait aujourd'hui un essor impressionnant partout sur la planète.

J'espère que ce témoignage participera à une relance du concept chez eux et que les jeunes, producteurs comme consommateurs, en auront compris son actualité.

Sur le débat continuel aussi au Japon sur la bio, certifiée ou non, une constatation: 5000 paysans sont bio certifiés, 225 000 sont bio sans certification (en particulier ceux qui sont en teïkeï).La certification est très onéreuse et très contestée. Depuis 2 ans les pouvoirs publics encouragent une agriculture propre et en particulier l'agriculture biologique.

Les exploitations agricoles sont minuscules. Ainsi dans la région de Kobé où j'étais il y a 100 000 fermes dont la moyenne des surfaces est de 0,7ha. Sur ces fermes on cultive d'abord du riz, puis des légumes et si c'est en couple, de la volaille.

Les fermes sont trop petites pour pouvoir embaucher. La plupart du temps le paysan travaille seul ,aidé par sa famille. La petite mécanisation est très développé surtout pour la production de riz même pour les petites fermes.

La culture sous serres tunnels est présente mais l'existence de typhon freine son développement.

La région de Kobé participe au soutien de son agriculture par la construction de 500 marchés couverts dispersés sur le territoire mais les paysans peuvent difficilement quitter leur ferme pour la vente directe sauf s'ils travaillent en famille.

Un des très gros challenge de l'agriculture japonaise est le renouvellement des générations; en effet 40% des agriculteurs japonnais ont plus de 65 ans!

Les jeunes sont plus attirés par l'extrême modernisme des villes que par le traditionalisme des campagnes. Redonner une image positive de l'agriculture est absolument nécessaire avec en plus des mesures incitatives à l'installation.

Une autre constatation qui laisse rêveur: la seule filière agricole qui a connu une forte diminution du nombre d'agriculteurs est la filière lait mais c'est aussi la seule filière dont le prix était garanti par l'État à un prix très rémunérateur. Y a-t-il un lien? Toujours est-il que dans cette filière le nombre d'éleveurs sur tout le Japon est passé de 1500 à 20 ! mais le nombre de vaches est resté le même!

Sur ces exploitations restantes le nombre de vaches laitière varie de 1000 à 1500 ! (bonjour la traite !)

Je n'ai pas pu visiter ce type d'élevage qui se pratique beaucoup plus au Nord dans la région d'Hokkaïdo.

Concernant la bio-diversité, aucun frein n'existe à son maintien, seulement des mesures phytosanitaires sur l'importation de semences ( le doryphore n'existe pas au Japon par exemple d'où des contrôles sur les importations de semences de pomme de terre).

En conclusion,pour la relance des teïkeï je leur ai proposé de faire le prochain colloque d'Urgenci au Japon où les délégations étrangères rendraient un hommage reconnaissant aux fondateurs du concept. Les consommateurs ont déjà répondu positivement à cette idée, la balle est maintenant dans les mains du Comité d'Urgenci où siègent 2 japonnais.

Vous trouverez en pièce jointe (traduite de l'anglais par Pierre Besse, paysan essaimeur de Midi-Pyrénées) « la déclaration de Kobé » issue du symposium auquel j'ai participé et qui sera remis aux Présidents des Pays du G8 qui se réunissent en juillet au Japon.

Bien sur ce texte pourrait être complété par bon nombre d'autres recommandations mais déjà si les 4 décrites étaient prises en compte par les pays les plus riches, la planète se porterait déjà mieux !

Je voudrais remercier Rudi Berli, paysan du jardin de cocagne de Genève (qui n'a rien à voir avec les jardins de cocagne français) qui a participé avec moi au symposium et qui a eu la gentillesse d'assurer la traduction pendant tout mon séjour car notre guide permanent japonnais s'exprimait en anglais.

Par ailleurs nos nombreux échanges pendant ce voyage m'ont fait découvrir plus en détail l'agriculture suisse et je pense qu'il serait très intéressant d'organiser début 2009 un voyage en Suisse à la découverte de cette agriculture , exemplaire sur bien des côtés!

Toujours est-il qu'en Suisse les ACP: agriculture contractuelle de proximité ( les Amap chez nous ) connaissent un fort développement en ce moment. Elles se sont fédérées ce printemps dans la FRACP: Fédération Romande pour l'Agriculture Contractuelle de Proximité.

Le 3 Juin 2008,

Daniel Vuillon

6ème distribution (5, 7 et 9 mai)

Attention : Lundi 12 mai

Notez bien que le lundi 12 mai, il y aura la distribution du panier aux Olivades

Je ne suis pas en mesure de vous expliquer les raisons sociales et administratives de cette journée anciennement fériée de Pentecôte, maintenant non fériée, mais payée double pour les salariés, etc. bref.

En cette saison où les productions comme les courgettes, les fèves et les fraises doivent être ramassées tous les 2 jours, il est difficile d'ajouter une journée de plus sans ramassage.

Donc ce prochain lundi un peu spécial, pas de changement, il est préférable pour les productions, qu'elles soient distribuées lundi pour ne pas déséquilibrer les paniers des 3 distributions que nous avons dans la semaine.

Des AMAP en Roumanie

Personnellement, lundi 12, je serai à Timisoara, en Roumanie pour accompagner le projet d'AMAP dans sa dernière phase, pour que le concept puisse démarrer ce printemps.

J'y suis allée 2 fois déjà l'automne dernier et 3 personnes impliquées dans le projet ont participé au colloque d'Aubagne fin janvier : Il y avait le producteur, un universitaire qui suivra le projet et y participera et le consommateur représentant le groupe.

Tout est prêt, tous les ingrédients sont réunis; espérons que la mise en place se fasse aussi bien que chez nous, en France. Je vous raconterai.

Les pommes de terre nouvelles

Comme vous pouvez le voir, les pommes de terre nouvelles sont là.

Elles sont sous la serre de la Monette bien sûr. C'est une variété précoce qui s'appelle « Moanalisa ». Les semences viennent de nos amis Bretons, grands spécialistes de cette solanacée.

La tradition veut que les premières pommes de terre se mangent en « robe de chambre ou en robe des champs » c'est à dire cuites à l'eau, avec leur peau, si fine au début qu'on peut la manger d'autant plus qu'elle a des bonnes valeurs nutritives.

Vous ajouterez dans votre assiette un peu de beurre de Bretagne (salé) ; un régal simple.

Pour la cuisson : environ 8 à 10 minutes ou 5 minutes à la pression. Au début, on ne les connait pas bien, je préfère le faitout, on peut mieux vérifier la cuisson.

Denise

5ème distribution (28, 30 avril et 2 mai)

Cette semaine vous allez faire le plein de fèves fraîches. Le temps humide et doux est idéal pour la production de fèves et il y en a vraiment beaucoup.

Vous pouvez continuer à manger les plus petites à la mode « corse ou provençale », crues, écossées, le plus tôt possible après le ramassage ( 24 h après, le goût est déjà différent, voire âpre pour les enfants) en hors d'œuvre, avec du beurre et du saucisson.

Vu la quantité distribuée cette semaine, vous avez la possibilité de consommer les plus grosses écossées et cuites, en ragoût, mélangée à d'autres légumes, en entrée avec une sauce salade en soupe ou cuisinées comme les petits pois.

C'est une production courte, profitons-en. La fève a des qualités nutritionnelles indéniables.

La fève est une plante de la famille des fabacées (légumineuses).

Elle très recommandée pour les personnes qui mangent peu ou pas de viande, car elle est particulièrement riche en protéines : environ 6 g de protides pour 100 g de fèves. Son apport en protéines est équivalent à celui des petit pois et est bien au-dessus de la moyenne des légumes frais. 150 g de fève apportent environ 10 % de l’Apport Journalier Recommandé en protéine. La qualité des protéines de la fève est améliorée lorsqu’on l’associe aux céréales.

Consommées crues, 100 g de fèves apportent environ 15 % de l’Apport Journalier Recommandé en vitamines B. La même portion apporte environ 35 % de l’Apport Journalier Recommandé en vitamines C.

La fève constitue un apport important de fibres. 150 g de fèves représentent en effet environ 10 g de fibres, ce qui correspond approximativement au tiers de la quantité quotidienne conseillée. Elle aide ainsi à lutter contre la paresse intestinale, en particulier lorsqu’elle est consommée crue.

La fève fournit également des minéraux à votre organisme : du potassium, du magnésium et du calcium.

Les fèves sèches sont plus caloriques que les fèves fraîches : 340 calories pour 100 g de fèves sèches, contre 60 calories pour 100 g de fèves fraîches.

Et la recette, devinez ? Une idée pour cuisiner les grosses fèves de cette semaine.

4ème distribution (21, 23 et 25 avril)

Cette semaine une recette : la soupe aux pois-chiche, blettes, courge et cumin.

N'oubliez pas que vous pouvez consulter la section « recettes » du site.

1ère distribution (31 mars, 2 et 4 avril)

Bienvenue à tous les nouveaux

Et merci aux anciens de renouveler encore cette saison votre engagement dans cette aventure AMAP.

Nous terminons les productions d'hiver. Ce sont les derniers choux et céleris de la saison. Ces productions étaient en place depuis des mois. Petit à petit, nous entrons dans des productions nouvelles, plus tendres, comme les fèves ou les nouvelles salades...

Pour ceux qui n'étaient pas à la réunion du pique nique, je joins l'histoire des Olivades, du XIX èm siècle à l'AMAP.

Concernant l'organisation des distributions, et éventuellement votre participation au bon déroulement de la distribution, vous trouverez toutes les informations auprès des coordinateurs présents à chaque distribution.

Pour les productions et les questions que vous vous posez sur les légumes que vous ne connaissez pas, André ou Denise ou Daniel vous donneront toutes les réponses pour une bonne utilisations de nos produits.

Le Pique nique du dimanche 30 mars 2008

Vous étiez très nombreux à être présents ce dimanche et l'âge moyen des familles continue de baisser, confirmant le choix de la transparence, de la proximité et de la qualité sanitaire des productions en AMAP, pour la nourriture des petits mais aussi des grands.

Présentation de l'Association pour le Maintien de l'Agriculture des Olivades par la Présidente,

rôle du « comité de pilotage » a qui on doit toute l'organisation des inscriptions, et du fonctionnement de la distribution.

fonctionnement de l'AMAP, répartition des rôles des consommateurs sans lesquels il ne peut pas y avoir d'AMAP.

André Martin nouveau producteur associé à l'exploitation des Olivades

La place de l'AMAP comme alternative économique en général et aux Olivades en particulier depuis maintenant 7 ans.

L'AMAP est toujours la solution économique pour cette agriculture c'est pourquoi Daniel et Denise ont, depuis le début de leur 1ère expérience, porté le concept dans toute la France où ils continuent d'essaimer.

Après le partage des plats apportés par chacun, il y avait la visite de la nursery et des plants et la visite des productions de serres, le plein champ n'étant pas encore en terre.

Retrouvez les photos en cliquant ici.

Archives


Les Olivades Tous droits réservés · Nous Contacter · Valide XHTML 1.1· Valide CSS

Webmestre : Pacaéo Informatique, assistance à distance et dépannage