Les Olivades

Lettre aux Amapien(ne)s des Olivades

Automne-hiver 2007/2008

25 ème Distribution (25, 26 et 28 mars 2008)

Derniere semaine de distribution !

C'est bien la dernière semaine de distribution pour nos 3 groupes.

Nous avons 25 distributions en saison d'automne/hiver.

Nous entrons bien dans la 15 ème saison d'AMAP aux Olivades.

Les premiers paniers de la nouvelle saison été 2008 :

Le Pique-nique aux Olivades le dimanche 30 mars 2008

Programme

11h30 : Assemblée Générale de l'AMAP (voir convocation)

12h30 : Buffet où chacun aura amener un plat ou autre chose à son goût.

14h : Visite des cultures

Accueil des nouveaux de l'AMAP

C'est aussi l'occasion d'accueillir les nouvelles bonnes volontés pour remplacer ceux qui ont aidé au bon fonctionnement de l'AMAP des Olivades.

Organisation des autres produits sous contrat

En effet vous savez que nous ne pouvons pas bénéficier de tous ces bons produits qui nous sont proposés si nous ne fonctionnons pas sous contrat avec chaque producteur et avec, pour chacun, un consommateur responsable qui fait le lien avec lui et chacun des consommateurs intéressé à soutenir ses productions, toutes locales et de qualité.

Rassemblement anti-OGM samedi 29 mars à Toulon

Place du mûrier de 10h30 à 12 h 30 et de 14 à 16 h

Retrouvez tous les détails dans le communiqué du collectif «VAR sans OGM »

Une petite synthèse : le tract.

Vous pouvez aussi signer la pétition sur www.ogmdangers.org.

23 ème Distribution (10, 12 et 14 mars 2008)

Nous avons encore 2 distributions avant d'entrer dans la 15 ème saison d'AMAP aux Olivades. Votre dernier panier sera : soit le mercredi 27 mars, soit le vendredi 28 mars ; Pour le lundi,

La distribution du lundi 24 (férié de Pâques) se fera le mardi 25 mars

Veuillez noter le pique nique à la ferme pour l'accueil des nouveaux amapiens par nous tous :

le dimanche 30 mars : pique-nique à la ferme

C'est l'occasion de faire le point sur tous les aspects de l'AMAP.

C'est aussi l'occasion d'accueillir les nouvelles bonnes volontés pour remplacer ceux qui ont aidé au bon fonctionnement de l'AMAP des Olivades mais aussi pour organiser les AMAP des produits autres que les légumes.

En effet vous savez que nous ne pouvons pas bénéficier de tous ces bons produits qui nous sont proposés si nous ne fonctionnons pas sous contrat avec chaque producteur et avec, pour chacun, un consommateur responsable qui fait le lien avec lui et chacun des consommateurs intéressé à soutenir ses productions, toutes locales et de qualité.

Essaimage des AMAP

Voici des nouvelles de notre travail d'aide à la création des AMAP au sein de CREAMAP France: Centre de Ressources pour l'Essaimage des AMAP en France.

Suite à l'expérience de notre première AMAP, il a été facile de montrer, aider, accompagner et former les autres producteurs dans une démarche d'AMAP que nous avons mise en pratique, grâce à vous consommateurs et particulièrement grâce aux consommateurs pionniers d'Aubagne.

Côté consommateurs, il nous a été facile de les accompagner dans leur projet d'AMAP.

Côté producteurs candidats, la décision de passer en AMAP n'est pas simple, c'est souvent une remise en question difficile.

C'est ainsi que nous avons pratiqué « l'expertise de la ferme » candidate, en présence d'un comité de consommateurs (1 ou 2 personnes maximum) pour faire un état des lieux et recueillir toutes les données professionnelles, autour d'un questionnaire, pour nous permettre de nous prononcer sur la faisabilité et donner des orientations si nécessaire.

C'est au cours de cette visite que nous faisons naître la relation de confiance entre les futurs partenaires qui leur permettra de réaliser leur projet commun.

C'est selon cette méthode que toutes les premières AMAP en PACA et dans beaucoup d'autres région sont nées.

Ces AMAP ont ainsi eu des bases solides qui leur ont permis d'être encore aujourd'hui dans cette alternative économique. 7 ans après, ces agriculteurs sont toujours là.

C'est l'objectif principal de notre implication avec Daniel.

Ce phénomène se reproduit aussi dans les autres régions de France.

Là où les consommateurs « Ressources » ou militants, nous invitent pour impulser cette dynamique professionnelle, nous y allons et nous rencontrons toujours le producteur expérimenté en AMAP qui portera à son tour le rôle d'essaimeur.

C'est ainsi qu'en janvier nous avons fait en 2 jours, 3 expertises de fermes en Champagne Ardennes.

Fin février et début mars nous étions dans le Pays de Loire.

Nous avons fait 3 expertises de fermes dans la région Nantaise et 2 visites près d'Angers. A chaque fois, les consommateurs organisent aussi une réunion où de nombreux producteurs intéressés sont présents et se forme alors : le réseau local des producteurs en AMAP.

Suite à notre dernier déplacement en Pays de Loire, voir, après le recette, l'article du courrier de l'Ouest.

La recette

Cette semaine, une Tajine d'hiver aux choux.

À la semaine prochaine.

Denise

21 ème Distribution (29 février, 03 et 05 mars 2008)

Dépannage de carottes

Nous étions invités, Denise et moi, à participer à la dernière distribution de l' AMAP Belle de Mai à Marseille le Mardi 26 Février.

En effet, le producteur Jean-Philippe Laget d' Auriol ne fait pas de distribution de légumes en Mars et Avril car les conditions climatiques froides de son terroir (il a eu des températures proche de -10° cet hiver !) l'empêchent de prévoir des productions primeurs de printemps. En plus il ne fait que des productions de plein champ.

En discutant avec lui, il nous a dit qu'il lui restait pas mal de carottes dans ses champs et qu'il allait les perdre ne faisant plus de distributions. Nous lui avons proposé de lui acheter son reliquat de carottes de façon à compenser dans vos paniers, l'absence de ce légume tout l'hiver, à cause des sangliers.

C'est la raison pour laquelle vous trouverez dans vos paniers de belles carottes de notre ami Jean-Philippe, faisant ainsi jouer la solidarité des AMAP dans tous les sens !

Et si on allait au cinéma

Au cours de cette même soirée nous avons projeté le film: « La Bio-Attitude sans Béatitude » d' Olivier Sarrasin suivit d'un débat passionnant et passionné avec une 40 aine d 'amapiens de la Belle de Mai. Le débat s'est continué fort tard autour des petits plats confectionnés par les amapiens.

Compte tenu de l'excellente soirée que nous avons passé, nous pensons Denise et moi que nous pourrions envisager de faire la même chose à Aubagne et aux Olivades, qu'en pensez-vous? Si vous pouvez organiser cela, rapprochez-vous de vos comités qui sont occupés en ce moment à prendre les inscriptions.

Besoins de bricoleurs

Quant au jardin, vous avez du vous aussi sentir les premiers frétillements du printemps ! Ça y est, l'hiver s'éloigne, les jours ont déjà bien rallongé, les fleurs sont partout.

Les travaux s'intensifient eux aussi: les premières tomates et les premières courgettes sont plantées sous les serres, les pommes de terre précoces aussi, tandis que les premières fraises commencent à rougir.

Avec l'arrivée d'André dans l'équipe des permanents ( Abdelhac, Monique et Su'Eina) et l'énergie d'une bonne équipe de jeunes stagiaires ( Benjamin, Typhaine, Damien, Christelle, Elodie ), nous avons décidé de remettre en état les serres qui avaient été endommagées par l'incendie de l'été dernier. C'est un chantier important. Comme il fallait changer la couverture plastique de plusieurs chapelles,nous faisons d'une pierre 2 coups et, l'ensemble de la couverture en double paroi gonflable se renouvelle petit à petit.

Nous vous avions proposé de nous aider à remettre les parois. Nous sommes prêts à les poser.

Pour cela, nous avons besoin de bricoleurs pour nous aider à fixer les plaques d'ondex sur les parties verticales qui ont été brûlées.

Pour les volontaires, rendez-vous, avec visseuses, si vous avez, le Samedi 15 Mars à 9 heures aux Olivades.

On prévoira un barbecue sur place à midi.

Une fois cette remise en état réalisée, le problème du risque d'incendie reste entier tous les ans en été à cause de la proximité de l'autoroute et des mégots jetés par des inconscients.

Les assurances coûtent excessivement chères mais il va falloir trouver une solution pour se prémunir contre ce risque.

Une première négociation avec notre assureur permet d'envisager une couverture du risque qui coûterait 1100 euros par an au lieu des 5000 euros qu'il fallait compter jusque là .Mais le capital garanti passerait de la valeur à neuf de la serre à une valeur plafonnée à 20 euros le m2.

C'est une première approche qui a l'avantage d'être abordable car si nous avions payé pendant 20 ans (durée qui s'est écoulée entre deux sinistres dus au feu) 5000 euros par an, nous aurions versé 100 000 euros et suite au dernier sinistre l'expert avait estimé les dégâts à 20 000 euros ! Nous avons dans notre malheur économisé 80 000 euros !!!!!!!

Affaire à suivre !

La recette

Cette semaine, de la compotée de céleri.

À la semaine prochaine.

Daniel

18 ème Distribution (04, 06 et 08 février 2008)

Après colloque d'Aubagne

Nous reprenons le lien avec cette lettre, après le colloque International d'Urgenci, des partenariats locaux Producteurs consommateurs des 27, 28, 29, et 30 janvier.

Le dimanche 27 janvier, il y avait 2 visites de ferme.

Le matin toutes les délégations étrangères et les participants au colloque ont visité le jardin de Linda Malquet, du Vallon des Gavôts.

C'est une jeune agricultrice en installation que nous avons accompagnée avec Daniel, comme maître de stage et conseil en agriculture en AMAP et moi pour la partie mise en relation avec ses consommateurs dont la solidarité a été remarquable puisqu'ils se sont engagés financièrement le 2 mars 2007 pour un premier panier livré le 15 juin 2007. Ils lui ont ainsi permis de s'installer alors qu'elle n'avait pas encore l'argent de sa dotation J.A. ni son prêt de la banque.

La Mairie d'Aubagne a aussi eu une démarche exemplaire puisqu'elle a mis le terrain a disposition de linda avec un vrai « bail à ferme » de 9 ans renouvelable.

L'après midi le car du Colloque nous a emmenés à la ferme de Pierre et Françoise Follet Sinoir à Villelaure au bord de la Durance. Cette ferme en difficulté est passée en AMAP en 2003. Elle a gardé son activité grâce à l'AMAP et ses groupes de consommateurs.

De nombreuses questions ont été posées au sujet du prix du panier, de l'organisation pratique, de la viabilité de la ferme et des emplois qu'elle a créés et là encore, le système AMAP, bien soutenu, par les consommateurs a bien fait la preuve qu'il est une alternative économique.

C'était très intéressant et le colloque a vraiment commencé ce dimanche 27 janvier 08.

Lundi 28, comme en 2004, cette journée a été très riche des témoignages des diverses formes de notre concept AMAP, selon que nous soyons aux USA, au Quebec, en Malaisie, au Japon, en Afrique ou en Russie.

Vous en aurez des comptes rendus sur urgenci.net et sur notre site olivades.com où nous y mettons diverses impressions pour vous donner une idée de l'ambiance.

Mardi 29, les ateliers sur les différents thèmes qui touchent aux partenariats locaux et le mercredi 30, rencontre avec les institutions publiques.

Denise

Quelques nouvelles du jardin

Comme vous vous en êtes aperçu les paniers sont un peu riquiqui en ce moment. Je préférerais beaucoup, et vous vous en doutez, des paniers abondants, débordants de marchandise mais nous subissons les problèmes rencontrés à l'automne, dont je vous ai déjà entretenu (Lettre de la 7ème distribution de novembre 2007)

Passons en revue les productions

Ce qui a marché d'une façon acceptable en production depuis l'automne: salades, pomme de terre, patate douce, courges, blette, fenouil, céleri, solde des productions d'été grâce à la chaleur d'octobre et novembre: poivron, aubergine, fraises.

Ce qui a connu des problèmes en production depuis l'été :

Poireaux : en plantation, une prévision qui visait à une plus grande quantité que l'année passée avec comme objectif : 8 poireaux par panier de Novembre à fin Février. La plantation s'est bien faite dans les délais ( entre le 15 juin et le 15 juillet), après une bonne reprise, terrible attaque à partir d'août du « ver du poireau » qui a détruit 50% de la plantation et bloqué la croissance du reste. Nous n'avions jamais jusque là été confrontés à ce problème aggravé probablement par le fait que nous conduisons cette culture au goutte à goutte alors que nous la menions jusque là par aspersion par souci d'économie de l'eau !

Carotte : premier semi dans les délais( deuxième quinzaine de juillet) d'une collection de carottes de toutes les couleurs qui devait arriver en production à partir de Novembre sur la base d'une quantité de 800gr à un kilo de carottes fanes par panier. Est-ce du au mistral ou à une mauvaise lune? mais toujours est-il qu'il est sorti très peu de carottes de ce semi. Trois semaines après re-semi , avec un résultat meilleur mais destruction totale de la culture par une invasion de sangliers à partir du mois d'octobre ! Là aussi nous sommes désorientés par ce phénomène car jusque là nous n'avions jamais vu un sanglier aux Olivades depuis 1804...

Panais : même scénario que les carottes !

Première rotation d'épinards : idem carottes et panais ! (vous allez très bientôt avoir la 2ème rotation d'épinards dans le panier !)

Choux : en prévision, une grande diversité de type de choux avec un type différent par semaine.

Dès le semi, attaque en pépinière de deux parasites redoutables: le puceron cendré (qu'on ne voit qu'au printemps habituellement) et la punaise du chou (qui sévit jusqu'à fin août habituellement). Malgré un nombre de traitements (7) à base d'insecticide biologique alors que les autres années nous n'en faisons aucun, nous ne sommes pas arrivés à nous débarasser de ces parasites. Seul le froid et l'humidité à partir de Décembre ont commencé à assainir les parcelles de choux. Résultat: un calibre insuffisant et une diversité compromise car les variétés les plus fragiles ont été détruites par ces parasites.

Vous le voyez, tout n'est pas toujours gagné dans ce métier et ce malgré l'expérience et le savoir faire. Il faut sans doute rajouter un autre élément à ces problèmes de production: l'âge de votre serviteur qui n'a plus l'énergie d'autrefois et qui, et c'est super, est en train de passer la main à une équipe de jeunes dont André Martin qui fut pendant 10 ans mon meilleur collaborateur dans les années 90 et qui nous revient au bon moment pour prendre la suite de l'exploitation.

Nous nous efforcerons avec Denise de l'accompagner le mieux possible pour que « l'esprit des Olivades » se perpétue.

À la prochaine.

Daniel

12 ème Distribution (17, 19 et 21 dec 2007)

Jardins maraîchers au Mali

Dans le cadre d'un Contrat de Coopération décentralisée entre la Communauté d'Agglomération d'Aubagne et la Commune Rurale de Konséguela au Mali, j'avais participé il y a un an à un premier voyage officiel dont l'objet était de faire un état des lieux et dégager les priorités concernant l'agriculture.

Je reviens d'un deuxième voyage consacré essentiellement à l'agriculture dont l'objectif était d'éclaircir certains points, faire l'inventaire des besoins et d'engager l'accompagnement de projets innovants.

La Commune Rurale de Konséguela est composé de 17 villages d'inégale importance mais contenant une population de plus de 25 000 habitants. Elle se situe à 10 heures de route et de piste de Bamako. C'est une zone très rurale dont l'activité économique est basée sur la culture du coton, de céréales (sorgho, maïs, mil, arachide) et l'élevage (bovins, ovins, caprins, volailles). Dans certains villages on trouve aussi quelques jardins potagers et quelques vergers (manguiers, papayiers, agrumes).

Notre délégation composée de 6 personnes dont un accompagnateur et 5 « spécialistes » des questions agricoles dont 3 maraîchers, un apiculteur et une technicienne agricole.

Notre premier souci a été de faire le tour de tous les villages pour déceler des particularités propres à certains. Pour ce faire nous nous sommes partagés en 2 équipes et pendant 3 jours nous avons sillonné les pistes à la rencontre de ces villages. A chaque village nous avons été accueillis par toute la population, les enfants des écoles et tout le cérémonial propres à l' Afrique : musique, discours, bain de foule où il faut serrer des milliers de mains, salut aux anciens puis débat et réponses sans aucune réserve à toute les questions que nous avons posées.

Après avoir pris note de la situation du village, de ses besoins exprimés par ses responsables nous visitions ce qui nous semblait devoir être approfondi (jardins des écoles, centre de santé et de soins, jardins potagers, vergers, artisanat, points d'eau et réserve d'eau, etc)

Tout ce travail va faire l'objet d'un compte rendu officiel que vous pourrez consulter et je voudrai juste vous faire part des impressions sur ce voyage.

La vie dans ces villages de brousse sans eaux courantes ni électricité ni bétons ni goudrons nous ramène quelques siècles en arrière. Le rythme est donné par la lumière du jour et l'activité économique par les jours de marché.

Hommes et animaux vivent en communauté et les problèmes concernant l'hygiène sont nombreux mais ils ont su garder ce qui nous manque le plus aujourd'hui dans nos sociétés dites développées, à savoir le sens de la vie en commun, de l'échange et de la convivialité. Pas un signe ni un geste d'agressivité ni entre eux ni vis à vis de nous lors de nos visites mais toujours le souci de donner pour remercier de les avoir écouter, nous repartions des villages avec moutons, poulets, pintades, et toutes sortes de céréales.

Pauvreté certes, mais que de richesse autre que celle du compte en banque !

Nous les accompagnerons volontiers dans la direction d'une plus grande autonomie alimentaire, par la création de jardins leur apportant des fruits et légumes frais à des périodes où ils n'en produisent pas, par la sensibilisation au métier de jardinier qui n'existe pas dans une région essentiellement céréalière. Nous leur avons apporté des collections de semences potagères ayant fait leur preuve au Mali qu'ils ont déjà du semer pour partie et qu'ils devront reproduire pour l'année prochaine, ce qui est pour eux un véritable trésor.

En passant à Bamako on en a profité pour visiter les maraîchers.

Avec un jeune agriculteur de la région toulousaine, qui connait bien l'agriculture en AMAP, et qui pour des raisons personnelles est en séjour là-bas, nous avons mis les bases d'une future Amap, la première au Mali qui pourrait servir de modèle et référence pour le Mali mais aussi pour les autres pays de l'Afrique de l'Ouest.

Daniel

La recette : des aubergines pour accompagner une volaille de Noël.

Les olivades vous souhaitent un Joyeux Noël et de Bonnes Fêtes

OGM : pétition de soutien à Christian Vélot

Maître de Conférences en génétique moléculaire à l’Université Paris sud et responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie sur le Centre Scientifique d’Orsay, il anime depuis 2002 sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses prises de position lui valent aujourd’hui de nombreuses pressions matérielles : confiscation de la totalité de ses crédits pour 2008, privation d’étudiants stagiaires, menace de déménagement manu militari, et décision arbitraire de non renouvellement de son contrat.

Cliquez ici pour voir une vidéo et accéder à la pétition.

8 ème Distribution (19, 21 et 23 novembre)

Bonjour,

Je viens d'appeler le meunier pour le blé d'Apt.

Le résultat c'est que c'est encore expérimental et qu'il se pose des questions sur la livraison des particuliers mais il n'est pas contre.

Donc je lui ai proposé d'exprimer notre besoin clairement et lui, nous donnerait ses conditions après.

Il faudrait faire une étude de besoin envers les amapiens.

Êtes vous intéressés par une farine issue d'un blé ancien "Blé meunier d'Apt" moulu au Moulin de Grans  sur une meule de pierre.

Êtes vous intéressés par un paquet de 1 kg, 5 kg, 10 kg, Sachant que le prix serait autour de 1,38 €/kg pour un paquet de 1 kg et 1,10 €/kg pour un paquet de 10 kg.

Le prix du transport n'est pas encore inclus car cela dépend de la quantité désirée. Mais le meunier livre à Signes et donc pourrait en profiter pour venir jusqu'à nous et les frais seraient réduits.

Seriez vous intéressés par une livraison à la demande ou trimestrielle ?

Merci

Chantal

Cette semaine, les recettes sont :

6 ème Distribution (5, 7, 9 novembre)

Des nouvelles du jardin

Les températures actuelles sont normales voire un peu douces quand il n'y a pas de vent et que le ciel est dégagé.

La persistance du temps sec est un inconvénient majeur surtout quand il est accompagné d'un vent encore plus sec, comme en ce moment, qui nous donne des légumes concentrés voire fort en goût. Quand on épluche un poireau on pleure comme si c'était un oignon. Bien que les légumes soient arrosés, ils subissent une déshydratation par manque d'eau dans l'air ambiant.

Ce matin, vendredi 9 nov, il manquait Monique et Su'Eina. Ce qui fait, qu'en emballant les pommes de terre, je n'ai pas eu le temps d'enlever les petits germes qui commencent à poindre. Vous savez qu'ils ne changent pas la qualité de la chair de la pomme de terre, mais ils ne faut pas consommer ces germes qui sont toxiques. Il suffit de les faire tomber en frottant la pomme de terre.

Les sangliers font encore des apparitions nocturnes. Ils sont très malins et nous n'arrivons pas à les voir, hélas nous constatons les dégâts chaque fois qu'ils reviennent.

Le mois de l'économie sociale et solidaire

C'est dans ce cadre que notre Amap est invitée à tenir un stand pour la promotion de notre concept :

Le 16 novembre 07 au CREP des Lices à Toulon

Le matin est plutôt réservé aux écoles, l'après midi, les lycées et la soirée, grand public. Marie-Christine, Evelyne et Paule seront partiellement présentes. Daniel et moi nous allons le matin installer le stand et le décorer. Si vous avez un petit moment pour vous ajouter à la tenue du stand, et pouvoir nous relayer, dites le à Marie Christine : Tél 04 94 09 23 79 ou mcsarr@caramail.com

3 ème Distribution (15, 17 et 19 octobre)

Le désherbage des fraises

Bravo à tous les volontaires qui sont venus désherber la plantation de fraises.

C'est tout propre et débarrassé des herbes et des stolons. Les fraises pourrons s'endormir petit à petit en puisant juste ce qu'il leur faut, dans un sol propre, pour passer l'hiver et repartir dès que les jours se remettront à grandir.

Monique, qui était en vacances, est revenue, il n'y a plus urgence maintenant pour les travaux mais il y a toujours une production à désherber, choux ou carottes pour les amateurs. Merci encore.

Les désordres climatiques ont des conséquences parfois inattendues...

Alors que nous n'en avions jamais vu jusque là dans l'histoire des Olivades, figurez vous qu'une harde de sangliers a brutalement envahie les Olivades à partir de la nuit qui a suivi le pic-nique à la ferme. Chassés des collines par la sécheresse les sangliers viennent jusque par chez nous en pleine zone commerciale chercher un peu de terres fraîchement arrosée où ils trouvent vers et racines dont ils sont friands avec en plus pour varier leur menu, carotte, betterave, navet, patates douces, poivron, aubergine, tomate, courge, fraise, etc.

Ils sont revenus 5 nuits consécutives jusqu'à ce que nous puissions identifier d'une façon sure les passages qu'ils avaient empreintés à travers plusieurs endroits dans la clôture qui entoure les Olivades. Depuis que nous avons renforcé ces passages, ils ne sont plus venus.

D'après les chasseurs, si la sécheresse continue, ils devraient obligatoirement revenir; Ces derniers se tiennent à notre disposition pour intervenir si nécessaire.

Ce désordre complètement inattendu a des conséquences sur les récoltes de carottes, betteraves, radis, épinards et panais car ils ont largement labouré le champ où se tenaient ces cultures.

Nous ressemons en vitesse dans les serres ces productions pour qu'elles soient présentes dans les paniers même si c'est avec du retard.

Nous devons sans cesse nous adapter à des situations inhabituelles et dans ces conditions, il est très difficile d'anticiper ce qui va se passer alors que la force de l'expérience c'est justement de ne pas se faire surprendre par des situations qui se répètent régulièrement.

Une très mauvaise nouvelle...

nous a beaucoup marqué : c'est la mort accidentelle de Jean-Pierre Keil par noyade au Sénégal le 7 Octobre. Vous l'aviez bien connu pour beaucoup d'entre vous car pendant plus de 2 ans il avait fourni nos Amap en oeufs et volailles.

Pour Denise et moi c'est une perte très cruelle car nous connaissions Jean-Pierre depuis 1965 lorsque nous préparions l'agro ensemble au lycée Joffre à Montpellier. Nous avons été très proches jusqu'en 1985 où avec sa femme Christiane ils avaient fait le choix de quitter l'agriculture varoise pour s'engager dans les actions humanitaires dans le cadre de l'ONU puis, de la croix rouge internationale.

Ils ont été envoyés dans tous les mauvais coups : Algérie, Palestine, Darfour, Afghanistan, etc, et ils ont vécu longuement en Afrique, en Guinée Bissau, où Christiane habite toujours.

Jean-Pierre avait tenter un retour en France en s'installant à Barjols où il avait démarrer un petit élevage des volailles de qualité. Ce fut peut-être une erreur car il n'avait plus 20 ans et il s'est épuisé dans ce projet jusqu'à ce qu'il décide de repartir en Afrique en posant ses valises en Casamances au Sénégal où il était arrivé depuis juste un mois.

Cette disparition brutale provoque une remontée de souvenirs d'une période de notre vie entre 18 et 40 ans qui sont les années qui orientent complètement le sens de sa vie. C'est vrai qu'au cours de cette période nous en avons passé des nuits à refaire le monde ! ! ! !

Outre Christiane il faut beaucoup de courage à Delphine et Julien leurs enfants, tout les deux, portrait de leur père, complètement désorientés par ce drame.

Espérons de meilleurs nouvelles pour la semaine prochaine...

Daniel

2 ème Distribution (8, 10 et 12 octobre)

Avec le cacao, l’arachide et le manioc, la patate douce est une des plantes indigènes de l’Amérique qui a beaucoup attiré les conquérants.

Elle se consomme cuite, comme légume d'accompagnement.

Adaptable aux recettes de la pomme de terre, elle est encore plus polyvalente que celle-ci.

100gr de patate douce comble 100% de nos besoins quotidiens en vitamine A.

Ses propriétés anti-oxydantes nous protègeraient des maladies liées au vieillissement.

Retrouvez les conseils de cuisson de la patate douce ainsi qu'une recette avec le potimarron.

À la semaine prochaine,

Denise.

1 ère Distribution (1er, 3 et 5 octobre)

Bienvenue à tous pour la nouvelle saison d'Amap

Hier, avait lieu le pique nique de renouvellement;

Malgré le match de rugby, nous étions très nombreux, nous avons eu beau temps et c'était très convivial.

Au cours de l'Assemblée Générale, avec les coordinateurs présents, nous avons redonné toutes les informations et bien remis à plat tous les principes et toutes les composantes du système pour un bon fonctionnement de l'Amap. Vous en recevrez le compte rendu dès que possible.

La communication étant une des composantes essentielles de l'Amap, Daniel ou moi, nous allons essayer de faire cette lettre hebdomadaire régulièrement pour vous tenir informés des évènements de la ferme et des productions, mais aussi pour vous donner des conseils sur la façon de préparer certains produits que vous ne connaissez pas. (biodiversité oblige pour un producteur en amap)

Le premier panier

La composition du panier évolue petit à petit vers des productions d'automne; mais vous savez que nous continuons à ramasser les légumes et fruits de la précédente saison, qui peuvent encore vous être distribués.

Les aides au jardin

La saison commence avec un atelier désherbage des fraises de plein champ (celles que vous dégustez).

En effet s'il y en a parmi vous qui ont du temps le matin des jours de ramassage, ils sont les bien-venus, pour désherber, couper les stolons ou ramasser les fraises, à partir de 8 heures : lundi – mercredi – vendredi, dans le champ près d'Ollioules.

Conseils culinaires

Le chou rave

De la famille des crucifères, c’est un légume de base dans le nord-est de la France et en Allemagne. Pour éviter qu’il prenne une odeur forte, il faut le consommer le plus frais possible.

Otez les feuilles et épluchez les parties dures de la peau.

Ou en sauté de légumes mélangé aux légumes de la saison : en ce moment, aubergines et poivrons et tomatillos et tomates mûres.

Le « tomatillo » vert ou violet.

Physalis ixocarpa est le fruit d’une plante de la famille des aubergines et des tomates. Il est très consommé au Mexique.

Pour le cuisiner, enlevez la peau qui le recouvre.

Il se mélange bien avec tous les légumes d’été (par exemple, dans la ratatouille).

Maintenant que nous avons la possibilité d'avoir du poisson frais je vous conseille la recette suivante : Poisson au four, aux tomatillos et pommes de terre.

À la semaine prochaine,

Denise.

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