Printemps-Été 2007
Dans le respect de la biodiversité chère à Daniel, vous trouverez aujourd’hui dans votre panier un légume oublié, herbe à couper qui date du moyen âge et qui a presque complètement disparu.
C’est un légume de qualité, dont on consomme surtout les feuilles détachées de la tige comme vous les avez dans un sac et les jeunes pousses .
La fleur de cette herbe était utilisée comme teinture. Ce sont des baies noires qui ne se consomment pas en cuisine.
Ces légumes-feuilles (riches en éléments nutritionnels) sont les bienvenus en attendant les verdures : blettes et épinards.
La baselle nous vient d’Asie tropicale. Elle est aussi appelée :
Recette : Baselle et purée de pomme de terre.
Utilisez les feuilles et les pousses tendres. Rincez-les.
Dans une poêle, faites revenir oignon et ail dans un peu d’huile d’olive.
Ajouter la baselle et faites revenir.
Remuer et couvrir quelques minutes. La baselle est cuite quand elle est fondue comme un épinard.
Physalis ixocarpa est le fruit d’une plante de la famille des aubergines et des tomates. Il est très consommé au Mexique.
Pour le cuisiner, enlevez la peau qui le recouvre.
Il se mélange bien avec tous les légumes d’été (par exemple, dans la ratatouille).
Recette : Ragoût de viande aux poivrons et tomatillos.
DeniseCet été n'a pas été très chaud donc le travail a été moins pénible.
Les tomates tardives nous régalent encore même si leur aspect est loin de ressembler aux standards des magasins.
Mais nous sommes tous d'accord pour préférer ces variétés anciennes, hors normes mais tellement meilleures.
Nous les ramassons quelque fois pas très mûres mais c'est parce qu'elles s'abîment sur le plan; par contre chez vous, dans un endroit sec même dans le réfrigérateur si elles sont mûres, vous pouvez les conserver et attendre la maturité suffisante pour les savourer crues ou cuites.
Les melons, verts : « d'hiver ou Verdau » et le jaune : « canari » que nous ramassons pour qu'ils ne soient plus trop exposés au soleil, demandent à être mangés bien mûrs; Là aussi conservez-les jusqu'à ce qu'ils s'assouplissent ou qu'ils se fendillent légèrement tout en veillant qu'ils ne s'abîment pas.
Concernant la saison d'Amap qui se termine.
Nous vous avons demandé de confirmer votre renouvellement pour la saison d'automne/hiver 2007 2008.
Au delà du 15 septembre si vous n'avez pas répondu nous considérerons que vous ne désirez pas renouveler votre abonnement.
Nous devons savoir exactement combien de place nous pouvons ouvrir à la liste d'attente de façon à préparer nos groupes et commencer la nouvelle saison avec les effectifs et les groupes équilibrés.
Avec le comité de coordinateurs et les bonnes volontés pour aider à cette tâche de l'Amap, nous allons commencer les ré inscriptions.
Les nouveaux contrats sont à votre disposition à la distribution ou en téléchargement en cliquant sur un des liens ci-après.
Contrat d'engagement automne-hiver 2007 (distribution du lundi)
Contrat d'engagement automne-hiver 2007 (distribution du vendredi)
À la semaine prochaine.
DeniseDernière distribution de la saison d'été :
LUNDI 24 septembre ou VENDREDI 28 septembre 07
1ère distribution de la prochaine saison :
LUNDI 1ér octobre ou VENDREDI 5 octobre 07
Réservez votre dimanche 30 septembre pour le pique nique de renouvellement.
Cette semaine je vous présente Claude et Lydia Bourguignon. 2 « médecins » de la terre qui se consacrent à étudier la terre et à nous alerter sur l'inquiétant bilan de sa santé.
La semaine prochaine, vous aurez un texte de Claude Bourguignon sur la biodynamie. Vous connaissez peut-être les travaux de Claude et Lydia Bourguignon. Dans l'Amap nous sommes très intéressés par leurs études.
Ils confortent les producteurs en Amap qui ont choisi de ne pas accépter l'agriculture subventionnée, productiviste et indéniablement dangereuse pour la santé des « mangeurs » mais aussi pour la santé de notre seul moyen de nous nourrir : la Terre.
Ces agronomes sont encourageants pour les agriculteurs qui pratiquent l'agriculture en Amap.
Grâce aux soutien des « mangeurs » les paysans des Amap peuvent faire leur métier proprement, avec du soin pour la terre et ses produits, mais aussi du soin pour leurs partenaires en Amap.
Avec Daniel, nous sommes convaincus que, pratiquer l'agriculture en Amap, c'est agir contre la dégradation de la Terre.
Si nous voulons que la terre soit toujours généreuse comme elle l'est naturellement, il faut respecter les équilibres du vivant du milieu naturel.
C'est pourquoi, pour la pérennité du concept, avec Daniel, nous continuons à sensibiliser les agriculteurs qui n'ont pas encore ce soutien des "mangeurs" comme nous, pour les inciter à maintenir une agriculture nourricière . et nous leur apportons la preuve et le témoignage de nos 6 ans d'expérience d'Amap et d'essaimage des amap.
D'ailleurs, les producteurs en amap que nous avons accompagnés à entrer en Amap, témoignent à leur tour : Depuis que je suis en amap, je redécouvre le métier que j'aime ou : J'y arrive parce que je suis encouragé par mes consommateurs ou : Je me retrouve dans cette façon de travailler, c'est ça que je voulais faire.
Je serais tentée de nous féliciter et de nous encourager à poursuivre dans cette voie de notre vrai partenariat : Merci aux "mangeurs" de soutenir cette agriculture nourricière propre, saine et locale, et de permettre à l'agriculteur d'en vivre.
Merci aux producteurs de soigner cette terre qui nous nourrit et de la respecter comme notre mère, élément essentiel à la vie : la Terre : Elle le vaut bien.
« 1 Milliard d'hectares stérilisés en un siecle ? Il est grand temps de soigner les sols ! », par Lydia & Pr. Claude Bourguignon.
DeniseIl est des périodes où la proximité de la ville est difficile à vivre.
En fait, c'est une accumulation de diverses agressions qui va de la dégradation de l'environnement par manque de citoyenneté des individus qui laissent des traces de leur arrêt pour manger ou de leur passage, pour les gens du voyage, au sacrifice du moindre arbre même s'il est de haute futaie pour la seule raison qu'il est sur le tracé d'un chantier quelconque, alors que la loi le protège et que nous sommes obligés d'aller le défendre des tronçonneuses ou des bulldozer.
Je me bats aussi contre l'arrachage des arbres naturels pour laisser encore plus de place à la « voiture » , en rappelant, qu'il faut savoir préserver ce qui a subsister à l'avancée de la ville parce que le climat ne permet plus aux arbres de pousser naturellement, qu'on va vers une désertification de notre région puisqu'il ne pleut plus.
Les talus de la SNCF étaient ombragés par les grands et vieux figuiers; mais, depuis quelques années systématiquement tous les printemps , la tronçonneuse pour les arbres et arbustes et le désherbant pour le reste nous laisse un paysage lunaire qui vous sèche la peau rien que de le regarder.
Eh oui, la machine et la chimie rendent services à l'homme, le travail est moins pénible mais la nature souffre de tous ces dégâts et quand on aura pris conscience que l'homme vit mieux en harmonie avec la nature, j'espère qu'il ne sera pas trop tard.
Le seul argument, que j'avance mais qui ne suffit pas, même s'il est incontestable que la planète est en danger si on ne respecte pas les équilibres naturels, c'est :
« Vous ne trouvez pas que la ville a assez grignoté et défiguré le paysage souvent entretenu par les agriculteurs, pour laisser en l'état ce qui reste des vestiges des zones péri-urbaines ?
Quand la ville arrive jusqu 'aux abords des campagnes, où vivent encore ceux qui les entretiennent, arrêtez le massacre ».
Hélas, les mairies qui nous entourent et les aménageurs qui gèrent notre espace, non seulement ils ne prennent pas en compte ces valeurs, mais on dirait qu'ils s'empressent de réaliser des « erreurs » qui bientôt, je l'espère toujours, ne leur seront plus permises, comme : la préservation des terres fertiles.
C'est, bien sûr, l'incendie qui a eu lieu la semaine dernière à la Monette qui nous a le plus stressés. Comme nous avions vécu un incendie beaucoup plus ravageur en 1987, nous avons gardé une appréhension dès que le mistral souffle.
L'idée qu'il y a toujours un fou pour jeter un mégot au niveau de l'échangeur d'Ollioules, nous angoisse, comme la Monette et les Olivades, sont sous le vent.
Et, c'est ce qui c'est passé; Nous sommes allés vérifier et constater le départ du feu quand celui-ci a été maîtrisé.
C'est la serre qui abritait les tomates de printemps, dont le bas, le long de l'autoroute a brûlé. Mais le vent n'a pas fait remonté le feu vers les 2 autres serres.
Nous vous tiendrons au courant de la suite à donner à ces dégâts matériels concernant cette serre qui représentait le 1/3 de la surface de la Monette.
Heureusement, dans l'Amap, nous partageons avec vous consommateurs responsables, cette prise de conscience de l'état de la planète, et des comportements que nous devons avoir pour arrêter les dégâts écologiques.
Cela nous aide à résister tant que nous le pourrons.
DeniseVoici des nouvelles de la mouche méditerranéenne du fruit : Ceratitis Capitata.
Comme je vous l'avez expliqué précédemment devant une année particulièrement difficile face aux parasites très nombreux dans le verger (vous vous en êtes sûrement aperçu dans les fruits distribués ces dernières semaines!!!) nous avons mis en place une expérimentation qui consiste en la pose de 50 pièges dans le verger contenant un attractif spécifique à la Cératite et un insecticide qui l'élimine une fois piégée.
Tous les soirs nous relevons 5 pièges et, en multipliant le nombre de prises par 10 nous avons une estimation des captures de mouches. Ces relevés sont effectués par Tiphaine, stagiaire aux Olivades, assistée d'Emile notre petit fils qui n'en rate pas une!!!
En place depuis 15 jours on estime à plus de 10 000 le nombre de mouches capturées puis éliminées...
Sachant que chaque mouche peut pondre dans les conditions favorables que nous connaissons de 60 à 100 oeufs, le potentiel de pontes que nous avons évité est évalué entre 600 000 et 1 000 000 d'asticots!!!!!
La durée d'un cycle complet d'une génération étant de 20 jours, je vous laisse imaginer le nombre de pontes qu'aurait fait les adultes issus des oeufs précédents...
Il en résulte que tomber sur un fruit non piqué relève d'un miracle pour un verger non protégé.
Ce n'est pas pour rien si autrefois dans notre région proche de la mer on ne cultivait que des variétés précoces en production jusqu'à fin juin.
Ensuite on faisait appel à des vergers placés plus haut en altitude car la mouche du fruit n'est pas présente sur ces hauteurs.
On a d'ailleurs pu le vérifier avec Denise mardi dernier à Manosque et au-dessus de Sisteron où nous sommes allés pour visiter et valider 2 exploitations candidates en Amap, nous avons vu des abricots et des pêches sans aucune présence de mouches. Les agricultrices nous confirmaient n'en avoir jamais trouvé par chez elles.
Mais avec le « miracle » de la chimie on a oublié tout çà puisque la chimie permet, par des traitements, de tuer les parasites.
Donc on a cultivé n'importe où et jusque chez nous, des variétés qui n'étaient pas adaptées à nos conditions naturelles parce qu'elles arrivent en été au moment où les parasites sont en abondance.
Malheureusement on s'aperçoit aujourd'hui que la chimie n'est pas sans danger : d'abord pour le paysan le premier exposé, puis pour tout ce qui vit dans un verger : les auxiliaires, les coccinelles, les abeilles, les oiseaux insectivores, etc. Et enfin vous-mêmes en bout de chaîne qui risquez la présence de résidus car vous pouvez facilement imaginer le nombre de traitements qu'il faut faire pour enrayer l'invasion ci-dessus présentée!!!!
Curieusement la pression des parasites ne diminue pas dans les pièges malgré le grand nombre de prises; cela signifie que les mouches se déplacent en vol et qu'il en arrive sans arrêt de l'extérieur tant que les conditions sont favorables c'est à dire qu'elles trouvent suffisamment de fruits, sauvages ou cultivés pour assurer leur pontes.
Nous allons maintenir cette expérimentation et vérifier si une amélioration malgré tout pourrait se produire, signe que l'attractif des pièges est plus puissant que l'attrait du fruit pour notre Cératite, qui pourrait alors devenir pour elle un fruit défendu..., pour notre plus grande joie et la votre, j'en suis convaincu !!!!
DanielIl n'est pas toujours facile de comprendre la catégorie des diverses pratiques agricoles :
Pour ceux qui ne savent pas dans quelle catégorie d'agriculture se situe le jardin des Olivades.
Du fait que notre système amap est basé sur la confiance, du fait que nous sommes dans la transparence, de votre participation à des aides ponctuelles ou simplement à la possibilité de voir les cultures de près;
Du fait aussi qu'en Amap, nous n'avons pas de contrainte de normalisation et calibrage; Nos productions n'étant pas mises en vente, dans un circuit commercial, nous n'avons pas besoin du « Label » pour vous apporter la garantie de pratiques saines.
Depuis 2001, que les Olivades sont en Amap, grâce à la compréhension des « mangeurs » et leur soutien Daniel n'utilise ni désherbants, ni pesticides.
Cela veut dire que nous ne payons pas le label et nous n'avons pas de contraintes de cahier des charges à respecter pour l'obtenir.
Avant 2001, Daniel pratiquait une agriculture semi conventionnelle. Il a toujours utilisé des engrais organiques, c'est à dire qu'ils sont fabriqués à bases d'éléments naturels.
Il pratique la « lutte intégrée » depuis 35 ans, à l'époque, en lien avec l'INRA d'Antibes (qui a fermé!!) et les 1érs auxiliaires étaient des acariens prédateurs.
Heureusement, on peut être dans la pratique du bio sans label mais on ne peut pas en revendiquer le titre (le label AB étant déposé).
Quand à l'agriculture raisonnée, je ne me lancerais pas dans l'explication de ce qui est un bon moyen de faire marcher les lobbies des firmes de l'agro chimie et de l'agro-industrie (les agriculteurs n'ayant pas toujours le choix de faire autrement.)
Bref il est difficile de comprendre que les agriculteurs peuvent être subventionnés pour pratiquer l'agriculture Raisonnée en respectant des règles d'utilisation de produits dangereux pour la santé... Pour raccourcir, on peut dire que l'agriculture raisonnée c'est : empoisonner raisonnablement.
D'autre part, il est heureusement possible, surtout en amap, d'avoir des pratiques tout à fait saines et dans le respect des équilibres du vivant, sans demander le Label AB (agriculture biologique) et c'est le cas aux Olivades.
DeniseUn des parasites les plus redoutables dans notre région pour les fruits à noyaux est la mouche méditerranéenne du fruit du nom de Cératite.
Elle sévit en principe à partir du 14 juillet et a pour habitude de pondre ses oeufs dans les fruits au moment où ils commencent à s'attendrir quelques jours avant leur stade optimum de ramassage. Résultat: quand ils sont bons à ramasser, les fruits sont véreux, et, seraient impropres à la commercialisation dans les circuits officiels.
Cette année la cératite est arrivée avec un mois d'avance et dés le 15 juin il était possible de voir des fruits piqués sur pêches, brugnons ou abricots. Cela est probablement du à un hiver particulièrement doux qui n'a pas éliminé par le froid, les parasites présents dans le verger l'année dernière.
Devant cette forte pression parasitaire, les méthodes employées jusque là se sont trouvées insuffisantes pour contrer notre cératite.
En effet, traitements à l'argile, pièges à phéromones n'ont pas freinés l'ardeur de nos mouches et ce qui avait été efficace les deux dernières années s'est trouvé complètement remis en cause.
Les traitements chimiques (que je ne fais plus) sont une solution; mais ils ont l'inconvénient de ne respecter aucun insecte auxiliaire, ni les abeilles, ni le paysan , ni ceux qui consomment les fruits.
En AB (agriculture biologique) la lutte est particulièrement difficile d'autant que cette mouche n'est présente que sur la frange maritime, en Corse, en Espagne et en Italie.
Abonné à une revue mensuelle "arbo-bio infos" j'avais récemment lu qu'il existait en Espagne une méthode de lutte contre la mouche, sans effet négatif ni sur l'environnement, ni sur la santé de quiconque et que le Civam bio de Corse avait expérimenté cette méthode.
Pour en savoir un peu plus sur cette nouveauté, j'ai donc appelé Gilles, amapien et technicien bio de cette organisation agricole, que nous avons connu quand nous sommes allés fonder la première Amap de Corse à Bastia.
C'est ainsi qu'après quelques péripéties j'ai pu mettre en place dès vendredi 13 juillet : 50 pièges à mouches dans le verger pour expérimenter cette méthode.
Elle consiste à attirer dans les pièges, les mouches par un puissant attractif naturel et sélectif et les détruire par un insecticide présent dans le piège.
Il n'y a donc aucun épandage toxique dans la nature et seules les cératites sont attirées par les pièges.
Tous les soirs je fais un comptage des mouches piégées; Ce qui me permet de mesurer l'efficacité du système et le rythme des vols, ce parasite étant capable d'avoir de une à 7 générations successives suivant les conditions climatiques.
Au bout de 3 jours de piégeage 2050 mouches ont été éliminées. Il reste à vérifier si, sur les variétés arrivant dans les jours qui viennent, le nombre de fruits piqués diminue.
Auquel cas, nous aurons à disposition une nouvelle stratégie pour faire face à ce redoutable parasite dans notre région.
Signalons pour votre info que ce système n'est pas encore homologué en France .
Cela veut dire que nous serions pénalisés si nous avions la certification bio!!!!! comme quoi on paye cher le fait que depuis des années nos chercheurs scientifiques de la recherche publique en France sur l'Agriculture Biologique, ne sont plus aidés.
Leur budget national est égal à 0 €, ce qui nous oblige à suivre les découvertes que font les espagnols ou les italiens, pour appliquer en cachette leurs résultats en attendant une éventuelle reconnaissance officielle par les autorités françaises, qui, pour la plupart, n'en ont rien à cirer, préférant de beaucoup le concept bidon de l'agriculture raisonnée à celui des pratiques de l'agriculture bio ou de l'agro-écologie. Donc, vous pouvez voir dans le verger, aux Olivades , accrochés aux arbres , ces petites boîtes jaunes qui sont les « piéges à Cératite ».
Je vous tiendrai régulièrement au courant des résultats de cette expérimentation d'autant que les Olivades accueillent Tiphaine, une stagiaire de l'Ecole d'Agriculture d'Anger, arrivée pour 5 semaines, le 15 juillet, pourra particulièrement être attentive à cette expérience et participer joyeusement au comptage des mouches tous les soirs...
DanielSavez-vous que nous avons beaucoup de chance de ne pas avoir le mauvais temps qui est catastrophique dans de nombreuses régions de France :
Je vous fais part d'un cas de détresse professionnelle, envoyé par une arboricultrice et maraîchère de notre réseau des producteurs en amap.
Les recettes :
DeniseLa ferme biodynamique du Béqui, 47 140 Penne d'Agenais, productrice de fruits (pommes, pruneaux, cerises, amandes, abricots) appelle à l'aide.
Elisabeth Carbone, maraîchère d'une AMAP à Pessac (33)Après une année 2006 difficile dûe aux intempéries, canicule en juillet et excès d'eau en août, 2007 s'annonçait sous ses meilleurs espoirs.
Le verger de 8 ha de pruniers avait les plus belles promesses.
Les préparations biodynamiques soigneusement passées donnaient aux cultures un vert harmonieux, lumineux et structuré. Les semis de légumineuses et d'oléagineux, bien « nés », binés, avaient « l'envie » de donner.
Les céréales, seigle et blé, jouaient dans le vent du haut de leur 1,6 m. Le matin du 19 juin, avec mon fils Jean, nous binions, enthousiastes, le jeune verger de fruitiers : pommiers, cerisiers, amandiers, abricotiers et autres pruniers, puis le potager. Ce jour-là de solstice, nous enchantait. Tout était beau. Notre coeur de paysan battait à l'unisson avec l'univers. La paix régnait. La confiance était totale. Et puis, en trois minutes, vers 21h, c'est le chaos total. L'eau, source de vie, devient meurtrière : la grêle ! Le domaine est anéanti, broyé, l'écorce est éclatée, les fruits jonchent le sol, le coeur à vif.
Les cultures sont hachées à 100%, sang pour sang.
Dans le matin suivant, ensoleillé, le domaine sent la sève, sent le sang du végétal. Pour nous paysans, notre sang se fige devant un tel désastre. Les arbres, nus, restent silencieux. Solstice d'hiver ou d'été?
Les grêlons mettront 24h pour fondre et nous : combien d'années pour cicatriser ce coup du destin?
Pour survivre, le domaine a besoin de 30 000 €. De nombreux arbres ne reproduiront plus l'année prochaine et devront peut-être même être arrachés.
Pour les joindre : famille.fumery@orange.fr
On dit toujours qu'il faut pratiquer l'Amap sur une année avec ses 2 saisons pour faire une moyenne et pouvoir évaluer la quantité dans un « panier ». Moins de volume en hiver et abondance en été.
Comme vous pouvez le voir, au niveau des productions, les pics d'abondance se succèdent : après le pic de production de courgettes, c'est le pic de production de la tomate.
J’espère que vous les appréciez.
Nous avons eu les émotions de ceux qui les ont découvertes ; c'est assez encourageant. Vous pouvez les lire à la rubrique « Coups de Coeur » sur notre site enfin mis à jour : www.olivades.com
Il est vrai qu’avec ces tomates anciennes, on a toujours peur qu’elles soient plus sensibles que les « modernes », alors il y en a beaucoup.
Il y a aussi les prouesses de la lutte biologique intégrée. Cette année l'association des bourdons et des mycorhises (champignon qui favorise l'assimilation des éléments naturels du sol) a donné de très beaux résultats.
Cela a eu pour effet une super production (en technicolor, mais ce n’est pas du cinéma).
La production a tendance a venir tout en même temps et sera probablement moins étalée que l'année dernière en attendant nos tomates de plein-champ. Mais la nature fait ce qu'elle veut, et là dessus, nous ne pouvons pas intervenir.
Voici la liste, pour ceux qui ne connaissent pas encore les tomates anciennes. Par la couleur, vous reconnaîtrez :
Dès cette semaine, vous avez les ondines, tomates « modernes », au fond du plateau.
Quand on prépare votre caisse de tomates, on répartit équitablement des mûres et des moins mûres et toutes les espèces différentes.
Pour mieux l'apprécier,et rendre ce fruit plus digeste, je recommande toujours d'enlever la peau de la tomate, simplement avec un bon couteau.
Quant aux fraises, il y en a toujours pour ceux qui arrivent à venir les ramasser, lundi, mercredi ou vendredi matin, aussi bien pour l'Amap que pour vos confitures.
Amateurs de cornichons, comme l'année dernière, je vous ferai signe dès qu'ils seront bons à ramasser.
À la semaine prochaine.
La recette :
DeniseEt voici une nouvelle saison qui commence aujourd'hui.
Bienvenue aux nouveaux amapiens !
Merci à tous de vous être engagés et ré engagés pour une nouvelle saison.
Votre soutien est le signe de la confiance que vous nous faites et nous vous en remercions.
Cela fait maintenant 6 ans qu'avec Daniel nous essayons de la mériter en apportant le maximum de soin à notre travail toujours dans le souci de respecter la Charte qui nous lie pour la santé de tous, le respect de la terre et de l'environnement et du bon goût des produits.
Je vous rappelle ces principes qui ont été abordés lors du pique-nique du 25 mars.
Vous étiez nombreux ce jour là, mais tous les amapiens n'étaient pas présents et j'espère que diverses occasions vous permettront de venir de temps à autres pour aider au ramassage ou autre atelier.
Dans l'Amap, la visite des plantations est une étape importante qui vous permet de bien recadrer les produits dans leur saison de production (ce qu'on a tendance à oublier quand on achète dans les magasins).
La visite permet aussi de se faire une idée sur le type d'agriculture que nous pratiquons et qui explique aussi que nous acceptons tous les règles de la nature.
La visite et les aides au jardin, vous, permettent de mieux comprendre le calcul du prix du panier qui n'est pas basé sur le cours du marché ou le prix au Kg de produit, mais le prix du panier est bien la rémunération du travail de toute l'équipe des Olivades et des coût de productions.
Les produits d'hiver se terminent et petit à petit nous ramassons les productions de printemps.
Les épinards : Si vous n'avez pas l'habitude de les acheter frais, sachez que vous pouvez en réserver une partie pour mélanger aux salades, crus.
Le reste, vous le prenez tel que, sorti du sac, vous rincer les feuilles (avec les tiges), vous les mettez dans un faitout.
Il doit y avoir un fond d'eau, vous porter à ébullition.
Le volume diminue avec la cuisson.
Avec une spatule vous retournez le bloc d'épinars pour faire cuire ce qui n'était pas au fond .Continuez la cuisson pendant 6 minutes
Egouttez les épinards; Ciselez-les et accommodez-les comme vous voulez.
Feuilles de betteraves
Dans un faitout faites revenir une gousse d'aïl et une cebette ciselée dans 2 c.à s. d'huile d'olive. Ajoutez les feuilles des betteraves préalablement rincées et grossièrement égouttées. Remuez, couvrez et laisez cuire 5 minutes.
Dégustez.
DenisePendant la saison d’été 2004 vous aviez répondu à un questionnaire sur votre façon de consommer et l’Amap.
Votre co-amapienne Danielle Coste, pédiatre nutritionniste, a analysé les réponses de cette enquête pour faire son exposé aux Journées de l’Université d’Eté de la Nutrition à Clermont-Ferrand en septembre 2004.
Pour ma part, j’y étais invitée pour présenter la production en Amap et son intérêt dans la chaîne alimentaire. Je vous fais grâce de mon intervention (vous savez tout) ; mais je vous fait découvrir l’exposé de Danielle : le résultat de cette enquête.
À la semaine prochaine.
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